CONSEILS, TRUCS ET ASTUCES



GENERALITES
- Toujours adapter sa sortie à sa condition physique et à celle des personnes qui nous accompagnent.
- Etudier le parcours sur une carte, ou se faire accompagner la première fois par quelqu'un qui le connaît.
- Vérifier la météo. Toutefois, ce n'est pas une science exacte. Les gens du pays ont parfois des repères pour prévoir le temps. Soyons modestes et ne négligeons pas leurs conseils.
- Il n'est pas recommandé de partir seul. Mais si on a envie de solitude, prévenir l'entourage de l'itinéraire et de l'heure approximative du retour. S'y tenir. Ainsi les secours seront prévenus si necessaire.
- Quand on marche en groupe, on ne peut pas avoir tous le même rythme. On se fatigue autant à courir derrière le plus rapide que de traîner avec le plus lent. Il est alors judicieux de faire des pauses de regroupement régulièrement, et toujours attendre le groupe quand on atteint un carrefour.
- La flore ne se touche qu'avec les yeux et les appareils photos. N'oubliez que là où vous aurez arraché une fleur, il repoussera un caillou. Dans la vallée les fleurs s'ennuyent et fanent très vite.
- Il en est de même avec la faune. Ces animaux sont sauvages. Si vous voulez les admirer, ne faites pas de bruit. Ne touchez pas les petits, même s'ils semblent abandonnés. Leur mère les rejetterait.


LE MATERIEL
1) Le sac à dos :
C'est un accessoire dont on ne peut se passer, même si on ne part que pour quelques heures. La taille sera en relation avec celui qui le porte. Actuellement on trouve sur le marché des sacs "homme", "femme" ou "indifférents". (J'ai testé un sac "sexué", et je le trouve très confortable.) Mais la taille dépend aussi de l'usage qu'on en fait. Est-ce juste pour l'après-midi, ou pour la semaine? Là aussi le bon sens fait office de conseil.

Dans le sac à dos, on y trouvera au minimum :
- Une gourde d'eau, même si on ne l'utilise pas, mais ce serait dommage.
- Quelque chose à grignoter. Les barres chocolatées, quand il ne fait pas trop chaud, ou barres de céréales, biscuits, pommes, jambon, saucisson. Quel plaisir à la pause que de recharger ses batteries.
- Un vêtement chaud. Les polaires sont à la fois légères et douillettes, mais un bon pull fait aussi l'affaire.
- Une protection contre la pluie. Un coupe-vent c'est bien, c'est léger et ça ne prend pas de place.
- Un tee-shirt de rechange suffit le plus souvent. On les fait maintenant dans des matières qui sèchent très vite et qui ne donnent pas la sensation de froid qu'on avait avec des vêtements en coton.
- Un chapeau ou un bonnet selon la saison.

Si on part plus longtemps, le sac à dos sera plus grand, bien évidemment. On y ajoutera :
- Une carte, en vérifiant qu'elle corresponde bien au sentier que l'on veut emprunter. En effet, celui-ci peut se trouver à cheval sur deux cartes.
- Le matériel de couchage. Des couvertures sont à votre disposition dans les refuges, mais je préfère dormir dans mon "drap de couchage", pour l'hygiène. C'est facile à faire. Un drap deux places plié dans le sens de la longueur, et cousu sur le fond et sur un côté, mais en laissant une marge pour se glisser dedans. En plus il sent bon "la maison". On trouve sur le marché des "sacs à viande". il faut que ce soit léger, chaque centaine de grammes ajoutés devront être portés.
- Un minimum de nourriture non périssable. On peut toujours être retardé pour une raison ou pour une autre. Les sachets lyophilisés c'est pas terrible au goût, mais c'est léger. Encore faut-il avoir un petit réchaud à gaz pour chauffer l'eau.
- Un truc que l'expérience m'a appris. J'ai toujours dans le fond de mon sac à dos un journal. Non pas pour y lire les nouvelles du mois dernier, mais pour permettre aux chaussures de sécher si on rencontre la pluie. Et il est rare de marcher plusieurs jours sans rencontrer une ondée ou un orage. Le papier journal froissé et bourré au fond de la chaussure absorbe l'humidité de façon spectaculaire.
- Un jeu de carte peut aussi nous faire passer le temps agréablement lors des soirées dans les refuges, ou si l'on est bloqué par le mauvais temps. En plus ce n'est pas lourd et ça ne prend pas de place.
- Une couverture de survie. Elle peut servir à s'asseoir dans un endroit humide, elle protège de la pluie, et en cas d'accident elle réchauffe celui qui est dessous et elle est visible de loin grâce à sa couleur aluminisée.
- Lampe de poche.
- Un briquet ou une boîte d'allumettes dans un emballage étanche. Ce matériel peut-être enveloppé individuellement dans des sacs plastiques. Il sera protégé en cas de pluie.
Divers :
- Chapeau, lunettes de soleil, crème solaire.
- La trousse de secours (vivement conseillé, même si on part pour une petite promenade).
2) Les chaussures :
Rien de pire que d'avoir mal aux pieds. Le choix du modèle dépend du goût de chacun, bien sûr, de l'usage que l'on veut en faire. Mais elles doivent avoir une semelle assez rigide et épaisse pour ne pas sentir les cailloux du chemin. L'idéal ce sont les semelles de type "Vibram". Il est intéressant aussi d'avoir un entourage de la chaussure, au-dessus de la semelle, afin de pouvoir marcher dans la rosée, ou même dans un sentier un peu ennneigé, sans avoir les pieds mouillés. L'humidité est un risque supplémentaire de formation des ampoules.


LES AMPOULES :
Justement, parlons-en. Il vaut mieux prévenir que guérir. Je protège les points sensibles (talon, gros et petit orteil, tige de la chaussure) par des pansements au cours des deux ou trois premières sorties. La chaussure aura le temps de "se faire", on remarquera les zones à risque sans gros inconvénients, et on évitera de devoir porter des mules pendant la guérison, en regardant le ciel bleu depuis son jardin :-))
Je me souviens avoir vu quelqu'un soigner ses talons avec... des pelures d'oignons sous une compresse. On peut toujours essayer, on ne risque rien, et ça peut marcher. Donnez-m'en des nouvelles.


LA TROUSSE DE PREMIER SECOURS
Elle peut contenir :
- Des pansements hydrocolloïdes, type "compeed", pour les ampoules en voie de formation.
- Des pansements adhésifs de différentes taille.
- Une ou deux bandes type "velpeau", ou, mieux, des bandes auto-agrippantes.
- Du mercurochrome en dosettes.
- Un antalgique (anti-douleur). Les comprimés que l'on fait fondre sous la langue, sans eau sont bien pratiques.
- Une paire de ciseaux.
- Une boîte de boules Quies si les ronflements des voisins de chambrée vous gênent.
- Eventuellement un somnifère léger si l'altitude perturbe votre sommeil (quoiqu'une journée de marche au grand air peut en faire office).
- Une crème pour calmer les piqûres de moustiques.
- Les seringues aspivenin sont parfois contreversées.
CETTE LISTE N'EST PAS EXHAUSTIVE.


LE TELEPHONE PORTABLE
A mon avis, une fausse sécurité. Même si les médias font largement écho lorsqu'un portable a aidé des personnes en péril, il faut savoir que les ondes ne passent pas partout. D'autre part, certains ne prennent-ils pas des risques inconsidérés sous pretexte qu'ils pourront toujours appeler à l'aide avec leur téléphone? (et je ne vise personne!) .
Néanmoins je ne lui jette pas la pierre, il s'est déjà montré utile... mais à user avec modération.


LE TEMPS ET LA METEO
1) LE SOLEIL
Quel bonheur de partir en randonnée avec un beau ciel bleu ! Mais il ne faut pas oublier de prendre certaines précautions.
Tout d'abord il me semble important de prendre le sentier tôt le matin en période de canicules. Plusieurs avantages à celà :
- Si l'on sait être discret, on a plus de chances d'apercevoir des animaux qui sortent "à la fraîche" pour boire et trouver de la nourriture. Le spectacle de jeunes marmottes batifolant dans la rosée ne font pas regretter de s'être levé.
- Même sans canicule, on a aussi plus de temps devant soi avant la nuit, et en cas de pépin il y aura moins d'affolement.
Mais le soleil peut aussi être un ami qui nous veut du mal. Le chapeau, les lunettes de soleil et la crème solaire doivent faire partie de la panoplie du parfait petit randonneur.
2) LA PLUIE
La plupart du temps elle est plus ennuyeuse que dangereuse :
- Sur les dalles elle peut rendre celles-ci glissantes et alors présenter un danger.
- L'herbe mouillée, si elle est un peu haute et en pente, devient rapidement une patinoire.
- Les régions marécageuses ou argileuses aussi deviennent la causes de chutes.
3) L'ORAGE
C'est de loin la situation que je redoute le plus.
Quand on est surpris par un orage, en montagne, surtout ne pas paniquer. Tout d'abord essayer de redescendre. Sur une crête, sous un arbre, on devient vite la cible privilégiée de ce phénomène.
Si on ne peut pas s'éloigner de la crête, on doit se faire le plus petit possible. S'asseoir sur son sac s'il ne comporte pas de métal, sinon il faut s'en éloigner. Il ne faut pas s'asseoir sur quelque chose de mouillé, et ce n'est pas évident si "le ciel a déjà ouvert les vannes".
On peut se coucher à plat sur le sol ... et prier.
Ne pas s'abriter à l'entrée d'une caverne ou sous un surplomb.
Quand on marche en groupe, s'éloigner les uns des autres. Ainsi, si la foudre tombe sur l'un, les autres ne seront pas touchés et pourront porter secours au malchanceux.
En cherchant des conseils en cas de foudre, je me heurte à ce problème : il n'y a que des interdictions. Si vous avez des propositions positives (faire ceci ou cela) je suis preneuse.
4)LE BROUILLARD
Comme d'habitude, si on voit le brouillard arriver, le mieux est de redescendre rapidement avant d'être enveloppé dans le coton. Si on se trouve sur un sentier que l'on connaît bien ou qui est bien tracé, le danger est minime. Si on se trouve hors du sentier, malheureusement, le mieux à faire est de rester où on est jusqu'à ce que la visibilité revienne. Marcher quand on ne voit rien et que l'on ne connaît pas bien le relief peut nous emmener près d'un précipice, mais on peut aussi tourner en rond jusqu'à épuisement.


(novembre 2005)